mercredi, octobre 04, 2006

Sélection de mon archive (avant 2006)

Promesses

Je te promets de simples choses.

Une vie faite de roses.

Un sourire chaque matin.

Des poèmes et de la prose.

Que si la vie te blesse un jour

Je viendrais pour te consoler.

Que la flamme de mon amour

Brûle pour toi à jamais.

Que si la vie est froide ailleurs

Tu puisse en moi te réchauffer.

Et si le monde te fait peur

Tu puisse en moi te réfugier.

De ne jamais briser ton cœur.

De ne jamais t’abandonner.

Et que j’aurais toujours envie

De tes caresses et tes baisers.

Que même si les années prennent

Ta fraîcheur ta beauté

Tu resteras toujours pour moi

La femme que tu as été

Je ne te promets pas beaucoup

Mais je te promets de t’aimer

Ce qui me resteras de vie

Et qu’au-delà je t’aimerais.

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Amourofolie

Plus qu’un amour

Tu es ma folie

Car personne n’aime

Encore plus que sa vie

Car personne n’aime

Pour un rien en retour

Car l’amour se vent

Et s’achète de nos jours

Car tu es du genre

Qui ne peut aimer

Que ce que l’on touche

Ou qu’il puisse briller

Car le plus médiocre

Des biens est le cœur

Car l’argent est seul

A faire le bonheur

Oui, plus qu’un amour

C’est une folie

De chercher encore

De l’amour aujourd’hui.

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Pèle mêle

Ton amour est le jour

Et la nuit.

Ton amour est la mort

Et la vie.

Je renais quand toi tu souris.

J’étouffe lorsque tu m’oubli.

Ton amour est les rires

Et la joie

Et la tristesse à la foi.

Ton amour qui se veut impossible

Se fait-il que possible il soit ?

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Prison de paille

La prison de paille est mienne

Et par terre je suis couché.

Ce n’est pas que les murs me retiennent

Mais je ne peux me lever.

Ce n’est pas que ses murs tiennent

Devant les fines brises d’été.

Mais sur ma prison, sur ma peine

Un souffle n’a jamais soufflé.

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Viens

Viens et prend ma main

Tu es ma victoire

Sur toutes les putains

Et les femmes avares

Donne moi la vie

De par le curare

Que ta bouche verse

A ma sale mémoire

Et marche avec moi

Qu’on puisse te voir

Que puissent les autres

Avoir un espoir

Et souris à tous ceux

Qui t’envieraient à moi

Va lancer un regard

A qui n’attend que ça

Puis garde pour moi

Tous tes mots, tes désires

Ta passion et ta foie

Tous tes rêves et tes rires

Viens et venge moi

De ces femmes de joie

Qui vivrons dans la soie

Des vies vides à mourir

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Raconte

Ne parle pas d’un train qui part

Ne parle pas d’un au revoir

Plus tard quand tu te souviendras

Raconte les lueurs du soir

Raconte la chaleur du jour

Qui te rappellerons mes bras

Raconte que dans le soleil

Tu avais un sublime éclat

Raconte comment tu étais

Pour moi le bien le plus précieux

Et que je n’ai su mériter

Une seule larme de tes yeux

Raconte comment je savais

Lire les pages de ton cœur

Raconte comment je n’avais

Pour joie que voir ton bonheur

Raconte que tu m’as blessé

Raconte que tu m’as laissé

Raconte qu’il ne suffit pas

Pour être heureuse d’être aimée

Raconte aussi que tu regrettes

Ce que je te disais de beau

Raconte qu’après moi personne

N’a su caresser ta peau

Raconte que nuls autres yeux

N’ont jamais su te regarder

Raconte qu’aucun autre cœur

N’as si bien appris à t’aimer

Raconte que peut-être un jour

Tout pourrais recommencer

Raconte,

Mais nous savons bien.

Qui meurt ne reviendra jamais.

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Etoile

Il y avait dans le ciel

Une étoile perchée

Qui savait dire non

A ceux qui la voulaient

Qui savait rester haut

Dans le ciel

Admirée

Quitte à rester seule

Dans le ciel à jamais

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Pour toi

Et si les anges avaient tes yeux…

Et s’ils avaient tes cheveux…

Tu resteras toujours plus belle

Que tous les anges dans les cieux.

Qu’importe qu’on sache parler

Ou qu’on soit un poète inné,

La beauté en toi s’exprime

Du mieux qu’on puisse exprimer.

Tu es de loin supérieure

Et de loin tu sais dominer

Tu as le sourire lumière

Qui sais tout illuminer

Tu sais comment toucher les cœurs

Tu sais comment les consoler

Tu es la fée qui rend heureux

Tous ceux qui peuvent l’approcher.

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Pour toi

Tu es un rêve

Et des millions de roses

Tombent du ciel chaque soir

Le soleil brille tout le temps

Il ne fait jamais noir

Pour aimer la vie

Il suffit une foi de croiser ton regard

Pour être heureux

Il faudrait seulement t’avoir

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Te dire je t’aime

Je voudrais te dire je t’aime

Juste le temps d’un poème

Et juste un temps me reposer

Loin du monde et ses problèmes

Juste arrêter de cueillir

Le mal que tant d’autres me sèment

Pour juste un temps me réfugier

En toi, quelques secondes même.

Je voudrais bien te dire je t’aime

Juste le temps d’un poème

Juste un poème, encore une foi

Que tu n’entendras pas comme même.

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Je rêve

Je rêve et c’est beau.

Tes lèvres sur ma peau.

Cette peau sans éclat.

Cette indigne de toi.

Je vois tes yeux me sourire.

Je suis maître d’un empire.

Je ne crains plus d’être moi.

Je ne crains plus l’avenir.

Je vois ta main me guider.

Les ténèbres s’éclairer.

Le malheur qui me pesait

N’est plus qu’un vieux souvenir.

C’est juste un peu de ça la paix.

Juste un rêve inespéré.

J’aurais vraiment aimé, tu sais,

Pouvoir à jamais dormir.

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Mon amie (à Emna)2003

Je t’écris au nom

Des années d’innocence

Je t’écris du bout

Des années de souffrances

Ma très chère amie

Reste-t-il une danse

Ou le temps nous a-t-il

Aussi pris cette chance

Je dirais tu me manques

Mais est-ce qu’un mot suffit

Car à vrai dire me manque

Toute une autre vie

Ces rires d’autrefois

Avec le vent partis

En fuyant cet enfer

Pour un vrai paradis

Car ainsi va la vie

Et il n’y a pas d’amour

Seulement que des rêves

Emportés par le jour

On a cru que le rêve

Peut durer à jamais

Mais mon amie on doit

Tôt ou tard s’éveiller.

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L’oiseau

Toi l’oiseau qui chante

Et qui pleure

Toi dans ton arbre perché

Approche chanter ma douleur

J’ai besoin de pleurer

Ce soir j’ai envie

De serrer dans mes bras

Celle que j’ai aimée

Mais qui ne m’aime pas

J’ai envie que ses mains

Viennent me caresser

Oui, ce soir j’ai besoin

D’un mensonge parfait

Je suis prêt à tout croire

Et tout laisser passer

Qu’elle mente ce soir

Qu’elle dise m’aimer

Demain je promets

D’essayer d’oublier

Mais ce soir j’ai cessé

De vouloir résister

J’avais cru à un tour

De bonheur et de joie

Et jamais cru l’amour

Aussi fatal que ça

Et jamais cru les flèches

De ses yeux m’envahir

Ou qu’on pouvait tuer

Par un simple sourire

Et que le cœur touché

N’avait aucune chance

Pour une autre virée

Ou une autre naissance

Toi l’oiseau qui chante

Viens plus près me chanter

Ta chanson innocente

Mon amour m’a tué.

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Suffocation

Toi

Qui est quelque part ailleurs

Et que j’aime

Toi qui oublis

Le malheur que tu sèmes

Toi si loin, qui tue

Et qui souris comme même

Toi dans le lit d’un autre

Nue

Qui l’aime

Je n’ai riens à dire

Du bonheur d’autrefois

Je n’ai rien à dire

Du malheur qui me noie

Je n’ai rien à dire

Des couleurs de la nuit

Je n’ai rien à dire

A propos de la vie

Je n’ai rien à dire

Que tu n’as déjà su

Et Qu’aurais tu à dire

Si un jour je te tue

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De nos jours

J’ai frappé la porte du cœur d’une brune

J’ai brisé mes doigts sur une porte scellée

Moi ce pauvre fou de sa nouvelle lune

À la lourde porte mon cœur s’est brisé

Je ai voulu avoir ma petite place

Là où mon bonheur semblait être assuré

Mais me voila encore devant ma vieille glace

Devant la laideur de ma réalité

Va la vie et croit-on que la vie se déplace

Moi ma vie n’a jamais pu faire que tourner

Exposant ma chaire au milieu des rapaces

Et en vidant mon cœur d’une humanité

Cruelle est la vie et ainsi sont les femmes

Croire que l’amour est un compte de fée

Croire que chacun a perdu son âme

Croire qu’on est mort pour mieux respirer

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Toi

Toi

Plus chère que tout

Que fais tu loin de nous

Mon cœur et moi pour toi

Nous voilà plus que fous

Toi

Qui nous ignore

Pourquoi nous fuir encore

Pourquoi nous torturer

Voudrais-tu notre mort

Toi

Qui nous humilies

Toi

Qui nous démolies

Faudrait-il te haïr

Pour sauver notre vie

Oui toi

Qui nous obsède

Toi qui es le remède

Toi qui es la plus belle

Ne deviens pas trop laide

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À femme

Je t’aime encore plus fort

Qu’un p’tit enfant qui dors

Je t’aime encore plus même

Que toi tu aimes l’or

Mais toi l’amour en outre

Tu n’en as rien à foutre

Car tu vendrais ton âme

Pour l’argent sans remords

Je t’aime encore plus fort

Que j’aime mon chien qui mord

Et plus que lui il m’aime

Fidèle jusqu’à la mort

Mais tu n’es pas fidèle

Et bien que tu sois belle

Il y a toute la laideur

Du monde, dans ton corps.

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La dernière lettre

Au rêve de ma vie

À la femme parfaite

Par simple précaution

Si mon dieu t’avait faite

Je voudrais bien te dire

Au cas où t’attendais

Ma venue mon amour

Je ne viendrais jamais

Car je suis vraiment las

De devoir te chercher

Au milieu de ce tas

D’imitations ratés

De sourires innocents

Et de larmes versés

Et tant de sentiments

Qu’on dirait presque vrais

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Le misérable

Tu vois que je ris aux éclats

Tu ne l’aurais pas cru pourtant

Toi la seule à me faire rire

Du temps ou nous étions amans

Moi je te croyais spéciale

Et pas de celles qu’on voit souvent

Mais tu n’es qu’une pute à deux balles

Partie au bras d’un pauvre con

Et voila comme tu vois je sors

Une jolie femme dans les bras

Sauf qu’elle est bien plus belle que toi

C’est presque comme du temps d’antan

Les visages ont certes changé

Les sentiments sont figés

Bien moins de mots et plus de faits

Mais bien de loin reposant

Comme tu vois je suis toujours là

Et je n’ai nul besoin de toi

Car de toi, malgré tout, il y a,

Finalement, des millions

Qui ont tout de tes cheveux

De ton visage et de tes yeux

Ton joli corps et parfois mieux

Et l’une d’elles d’ailleurs m’attend

Dans notre vieux lit de toujours

Ou je lui fait toujours l’amour

Comme quand tu y fis un détour

Mais en mieux sans sentiments

J’aurais aimé rester tu sais

Et pouvoir encore discuter

Mais la il faudra y aller

Je n’ai plus de temps à présent

Il faut que j’aille vite chasser

Cette pute avant qu’elle n’ait

Le temps comme toi de penser

Aller me quitter pour un con

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Le prisonnier

Que des murs m’entourent

Et ton amour a puisé au fond de ma tristesse

Quelques lueurs d’espoir

Quelques brins de beauté dans la laideur du soir

Quand la lumière cesse

De nous cacher le noir

Tu veux que je te laisse ?

Moi qui toute ma vie je n’ai fait que laisser

Laissé aller les choses et aller les années

Et aller le bonheur !

Là que je n’ai plus peur

Tu veux que je te laisse !

Crois tu que l’amour passe ?

L’amour colle à la peau, L’amour déchire et blesse

Et on en veut toujours

Crois-tu qu’un choix se fasse ?

Sommes nous maîtres de nous ?

Choisit-on quand enfin les pièces sont en place ?

Ou devient-on fou

Et voilà, fou de toi que je suis ma princesse

Fallait-il n’être qu’un lâche à double face

Ou alors te laisser ?

Quand j’ai besoin de toi

Quand nul ne peut sauver ce qui reste de moi

Que peu de ta tendresse.

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La dernière chanson

Quand le ciel s’est grisé, que les démons dansaient

Sur mes ponts des soupires

Qu’elle a pris le chemin vers un autre destin

Moins rêveur que le mien

Quand la lune a cessé d’éclairer ses cheveux

Et montrer son sourire

Quand le vert qu’elle aimait au jardin de l’amour

Est aux mains du destin

J’ai gagné mon amour un allé sans retour

Vers l’enfer infini

De toujours regretter de voir partir l’amour

Et pas l’avoir suivi

De toujours regarder la photo de tes yeux

Figés, pas sur moi

De toujours deviner qui a pu t’emmener

Là où je n’ai pas

D’être sure et certain ne jamais retrouver

Un amour comme le tien

Ni le rêve perdu envolé avec toi

Et jamais ne revient

J’ai gagné mon amour un allé sans retour

Vers un grand cœur de pierre

Pour pas faire autrement et de n’être qu’un con

Et pour plaire à ta mère

A revoir dans ma tête la maison de tes rêves

Des oiseaux sur le toit

Que tu as su bâtir pour un autre que moi

Qui un jour était là

Je te vois la remplir de la joie et des rires

Et des jeux des enfants

Et tes yeux y briller à les voir s’épanouir

Les cheveux dans le vent

J’ai gagné mon amour un allé sans retour

Vers un livre à regrets

Fait de si j’avais pu

Fait de si j’avais su

Fait de si je t’avais…