mercredi, novembre 08, 2006

le dragueur

J'ai vu une femme indécente
La chaleur qui en moi remonte
Me dit d'aller lui parler
Du bien fondé de sa fente
Du fin fond de mon coin de gare
Je rassemble mes espoirs
Durant que son corps me chargeait
Des braises dans mon regard
Et je me mis à rêver
De ces ébats qu'on aurait
Et il ne me suffisait plus
Pour y être qu'y aller
Pris mon courage à deux mains
Fit un premier pas sans fin
Vers ce qui me pend au nez
Comme un merveilleux destin
Mais soudainement hélas
Là un passager qui passe
Je la vis se ruer sur lui
Telle une louve vorace
Ce fut sans doute son ami
Un beau gosse dernier cri
Deux fois plus costaud que moi
Et sapé en vrai titi
Doucement je m'en remis
Et retrouve mes esprits
Me disant que dans les gares
Vaut mieux qu'on mise petit