jeudi, octobre 12, 2006

La bombardée

Au peuple qui dort
Encore, dans ses rêves
Voit il qu’il est fort
Plus fort que le vent
Plus grand que la mort
Ménage sa sève
Attend son sauveur
Attend seulement

Au peuple finit
Attendant qu’il crève
Croyant au destin
Consumant son temps
Délirant ses chants
Disant qu’il s’élève
Disant qu’il est fier
Disant qu’il est grand

V’là la bombardée
Morceaux de fillette
Voilà l’achevée
Voilà ta chanson
La fleure du matin
Qu’une main enlève
Du jardin fleurit
De tes illusions

Détourne tes yeux
Et va ton chemin
Car les yeux des morts
Ne leurs servent à rien
Et attend toujours
Et lève tes mains
Au ciel et attend
Qu’il ne reste rien