mercredi, novembre 08, 2006

la belle

Au milieu marche une beauté
Au bord de ces immeubles en pierres
Qui ne savent refléter
La douceur de sa lumière
Dans la foule sans passion
Anonyme et qui se perd
Dans les cris et les klaxons
Sa musique me libère
Le monde devient son nom
Et la liberté sa mère
Le bonheur son enfant
Et tout ce que j'ai de chère
Puis la foule la reprend
Et me voilà solitaire
Seule mais heureux pourtant
Il reste encore du beau sur terre

le dragueur

J'ai vu une femme indécente
La chaleur qui en moi remonte
Me dit d'aller lui parler
Du bien fondé de sa fente
Du fin fond de mon coin de gare
Je rassemble mes espoirs
Durant que son corps me chargeait
Des braises dans mon regard
Et je me mis à rêver
De ces ébats qu'on aurait
Et il ne me suffisait plus
Pour y être qu'y aller
Pris mon courage à deux mains
Fit un premier pas sans fin
Vers ce qui me pend au nez
Comme un merveilleux destin
Mais soudainement hélas
Là un passager qui passe
Je la vis se ruer sur lui
Telle une louve vorace
Ce fut sans doute son ami
Un beau gosse dernier cri
Deux fois plus costaud que moi
Et sapé en vrai titi
Doucement je m'en remis
Et retrouve mes esprits
Me disant que dans les gares
Vaut mieux qu'on mise petit

libre

Une femme qui pense
Une femme qui danse
Un voile sur sa tête, pas devant ses yeux
Elle sait où aller et quand elle avance
Elle a le courage de faire ce qu'elle veut
Comment osez vous juger sans savoir
Comment osez vous parler sans penser
Le monde est il donc si vide et avare
Pour qu'il n'y est plus qu'un modèle à copier
La nature est telle que les nuits sont noires
Et que vient le jour nous les éclairer
Et que des ténèbres jaillit un espoir
Et des servitudes une liberté